<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	>

<channel>
	<title>&#187; La famine n&#8217;est pas une fatalité !</title>
	<atom:link href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com</link>
	<description></description>
	<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 13:30:57 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.7</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>La famine n&#8217;est pas une fatalité !</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/la-famine-nest-pas-une-fatalite/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/la-famine-nest-pas-une-fatalite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 12:35:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[Films]]></category>

		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[famine]]></category>

		<category><![CDATA[malnutrition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/voyage-burkina-faso/la-famine-nest-pas-une-fatalite/</guid>
		<description><![CDATA[Au Burkina, comme dans d&#8217;autres pays du Sahel, cette année les récoltes n&#8217;ont pas été bonnes à cause de la mauvaise pluviométrie et on craint la famine. La population - essentiellement paysanne et pauvre - a épuisé ses stocks de nourriture et doit trouver le moyen de survivre pendant 6 mois jusqu&#8217;à la prochaine récolte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-446" title="nourrir son enfant" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/nourrir-son-enfant2-150x150.jpg" alt="nourrir son enfant" width="150" height="150" />Au Burkina, comme dans d&#8217;autres pays du Sahel, cette année les récoltes n&#8217;ont pas été bonnes à cause de la mauvaise pluviométrie et on craint la famine. La population - essentiellement paysanne et pauvre - a épuisé ses stocks de nourriture et doit trouver le moyen de survivre pendant 6 mois jusqu&#8217;à la prochaine récolte d&#8217;Octobre 2012.<br />
Le cri d&#8217;appel aux consciences de Jean Ziegler résonne d&#8217;autant plus fort !</p>
<p>&#8220;Destruction Massive<br />
géopolitique de la faim&#8221;<br />
Livre de Jean Ziegler, sociologue<br />
Ed.Seuil, Octobre 2011<span id="more-433"></span></p>
<p>&#8220;Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d&#8217;autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques. Et pourtant, les experts le savent bien, l&#8217;agriculture d&#8217;aujourd&#8217;hui serait en mesure de nourrir normalement 12 milliards d&#8217;êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?</p>
<p>En prenant d&#8217;abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l&#8217;ONU, ouvre le livre. Il s&#8217;agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l&#8217;échec des formidables moyens mis en oeuvre depuis la Seconde Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d&#8217;identifier les ennemis du droit à l&#8217;alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.</p>
<p>Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l&#8217;oppression un nom, et les mécanismes à l&#8217;oeuvre sont saisis dans leur application concrète.</p>
<p>Mais l&#8217;espoir est là, qui s&#8217;incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.<br />
Au nom de la justice et de la dignité de l&#8217;Homme.&#8221;</p>
<p>Source : Quatrième de couverture</p>
<p>A voir : http://www.dailymotion.com/video/xn78vl_bourdin-2012-jean-ziegler_news</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/la-famine-nest-pas-une-fatalite/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Accès à la terre et droit à l&#8217;alimentation</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/acces-a-la-terre-et-droit-a-lalimentation/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/acces-a-la-terre-et-droit-a-lalimentation/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 22:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[accès à la terre]]></category>

		<category><![CDATA[droit à l'alimentation]]></category>

		<category><![CDATA[petits agriculteurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=413</guid>
		<description><![CDATA[
Rapport de M. Olivier de Schutter,
présenté en Octobre 2010
à l&#8217;assemblée Générale
des Nations Unies.
&#8220;Un milliard de personnes souffrent
aujourd’hui de la faim.
Pour la plupart des petits exploitants,
travailleurs agricoles,
éleveurs, pêcheurs artisanaux
et communautés indigènes,
l’accès à la terre est une des conditions pour atteindre un
niveau de vie satisfaisant.
La raison pour laquelle quelque 500 millions de personnes
dépendantes de la petite agriculture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/culturfp.jpg"  rel="lightbox[roadtrip]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-415" title="petite agriculture" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/culturfp-150x136.jpg" alt="" width="150" height="136" /></a></p>
<p>Rapport de M. Olivier de Schutter,<br />
présenté en Octobre 2010<br />
à l&#8217;assemblée Générale<br />
des Nations Unies.</p>
<p>&#8220;Un milliard de personnes souffrent<br />
aujourd’hui de la faim.<br />
Pour la plupart des petits exploitants,<br />
travailleurs agricoles,<br />
éleveurs, pêcheurs artisanaux<br />
et communautés indigènes,<br />
l’accès à la terre est une des conditions pour atteindre un<br />
niveau de vie satisfaisant.</p>
<p>La raison pour laquelle quelque 500 millions de personnes<br />
dépendantes de la petite agriculture souffrent de la faim<br />
n’est pas seulement due au fait que le prix qu’ils obtiennent<br />
pour leurs récoltes est trop bas,mais aussi parce qu’ils sont<br />
moins compétitifs que les plus grandes unités de production,<br />
qu’ils cultivent des parcelles souvent de petite taille, <span id="more-413"></span><br />
si bien qu’ils ne sont pas, dans leur grande majorité,<br />
des acheteurs nets de produits alimentaires, et qu’ils sont<br />
souvent relégués aux sols arides, vallonnés, sans système<br />
d’irrigation dans leur compétition pour l’accès à la terre<br />
et à l’eau face à ces plus grandes unités de production.<br />
Parce que l’agriculture à petite échelle est devenue non viable<br />
ou parce que les agriculteurs sont expulsés de leurs terres<br />
pour lesquelles il n’existe pas une réelle sécurité d’occupation,<br />
nombreux sont devenus des travailleurs agricoles dans les<br />
grandes plantations, habituellement payés au-dessous des<br />
salaires de subsistance, et souvent sans protection légale<br />
ni sociale.&#8221;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pour lire le rapport dans son  intégralité<br />
source : <a href="http://www.srfood.org/index.php/fr/rapports-publies">http://www.srfood.org/index.php/fr/rapports-publies<br />
</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.srfood.org/index.php/fr/rapports-publies"></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/acces-a-la-terre-et-droit-a-lalimentation/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Combattre la mortalité maternelle en Afrique</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/combattre-la-mortalite-maternelle-en-afrique/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/combattre-la-mortalite-maternelle-en-afrique/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 21:09:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[afrique]]></category>

		<category><![CDATA[mortalité maternelle]]></category>

		<category><![CDATA[sante]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=405</guid>
		<description><![CDATA[Signez la pétition d&#8217;Amnesty International ! Quelques secondes et vous sauvez des vies ! Merci.
&#8220;L&#8217;Union africaine (UA) a mis en place des mesures pour lutter contre la mortalité et la morbidité maternelles en Afrique, telles que la Déclaration d&#8217;Abuja sur le VIH/sida, la tuberculose et autres maladies infectieuses connexes.Les engagements exprimés dans cette déclaration peuvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///C:/Users/monique/AppData/Local/Temp/moz-screenshot.png" alt="" /><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/maternal_mortality_556x2782.jpg"  rel="lightbox[roadtrip]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-408" title="maternal mortality - Amnesty International" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/maternal_mortality_556x2782-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Signez la pétition d&#8217;Amnesty International ! Quelques secondes et vous sauvez des vies ! Merci.<br />
&#8220;L&#8217;Union africaine (UA) a mis en place des mesures pour lutter contre la mortalité et la morbidité maternelles en Afrique, telles que la Déclaration d&#8217;Abuja sur le VIH/sida, la tuberculose et autres maladies infectieuses connexes.Les engagements exprimés dans cette déclaration peuvent changer la vie de millions de femmes et de filles à travers le continent. Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour qu&#8217;ils puissent être réalisés.<br />
À l&#8217;approche de l&#8217;assemblée de l&#8217;UA qui aura lieu du 25 au 27 juillet, Amnesty International lance un appel pour que les questions relatives à la santé maternelle reçoivent toute l&#8217;attention qu&#8217;elles méritent&#8221;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/help-stop-maternal-deaths-africa">http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/help-stop-maternal-deaths-africa</a></p>
<p><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/maternal_mortality_556x2782.jpg"  rel="lightbox[roadtrip]"><br />
</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/combattre-la-mortalite-maternelle-en-afrique/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Dunia Zâlem, ENFANCE VOLEE</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/dunia-zalem-le-travail-des-enfants-au-burkina-faso/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/dunia-zalem-le-travail-des-enfants-au-burkina-faso/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 06:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[Films]]></category>

		<category><![CDATA[Liens]]></category>

		<category><![CDATA[Projets de développement]]></category>

		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[éducation]]></category>

		<category><![CDATA[enfance perdue]]></category>

		<category><![CDATA[enfant domestique]]></category>

		<category><![CDATA[esclavage]]></category>

		<category><![CDATA[exploitation]]></category>

		<category><![CDATA[maltraitance]]></category>

		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>

		<category><![CDATA[travail enfant]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=393</guid>
		<description><![CDATA[ Vu sur France Ô le 18 Avril, un film documentaire très beau et émouvant &#8220;Dunia Zâlem&#8221; sur le travail des enfants qui taisent la souffrance de leur vie rude au Burkina.
http://www.duniazalem.com/
Les enfants déplacés:
C’est l’histoire d’un scandale silencieux, d’un tabou, étouffé par la résignation et la complicité des familles. Il n’est pas rare d’entendre des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/enfant-domestique.jpg"  rel="lightbox[roadtrip]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-396" title="enfant domestique" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/enfant-domestique-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> Vu sur France Ô le 18 Avril, un film documentaire très beau et émouvant &#8220;Dunia Zâlem&#8221; sur le <strong>travail des enfants</strong> qui taisent la souffrance de leur vie rude au Burkina.<a href="http://www.duniazalem.com/"><br />
http://www.duniazalem.com/</a></p>
<p><strong>Les enfants déplacés:</strong><br />
C’est l’histoire d’un scandale silencieux, d’un tabou, étouffé par la résignation et la complicité des familles. Il n’est pas rare d’entendre des promesses : on te payera l’école, tu porteras de beaux vêtements et on t’achètera des plats pour ton mariage. « On te flatte avec un bonbon, un biscuit. Ta maman ne peut pas t’en donner, alors tu es d’accord de changer de famille. »<br />
C’est ainsi que bon nombre d’enfants des villages, des filles principalement, sont séparés de leurs parents pauvres et emmenés en ville chez un oncle ou une tante, parfois très éloigné. Là, ils devront travailler, généralement comme boy ou comme bonne, pour gagner le droit d’être nourris et habillés à la citadine.<span id="more-393"></span><br />
Et cela arrange finalement tout le monde.<br />
Les parents nécessiteux qui ont trop d’enfants à nourrir sont contents d’offrir la chance d’une vie meilleure à leur enfant. Les oncles et tantes plus aisés sont heureux de disposer à leur guise d’une petite bonne qui fera tous les travaux ménagers pour un coût dérisoire. Et les enfants trop petits ne se rendent souvent pas compte de la duperie. Ils se réjouissent des petits cadeaux.<br />
Ce n’est qu’en grandissant que l’enfant prendra conscience de sa situation et ne voudra plus faire tout ce qu’on lui demande. Mais en attendant, il est très facile pour les adultes de profiter de son innocence et de sa naïveté.<br />
De plus, bon nombre de ces enfants déplacés sont maltraités, frappés systématiquement.<br />
&#8230;<br />
<strong>Les dangers et dérives d’une tradition:</strong><br />
De nos jours, les traditions villageoises ancestrales se heurtent aux mirages et aux dérives de la civilisation urbaine :<br />
Au Burkina Faso il y a le monde rural, paysan, qui a toujours utilisé la main d’œuvre des enfants. Mais il y a un environnement social, familial, villageois qui respecte les enfants.<br />
En ville cet environnement, ce tissus social, familial, est éclaté, et toutes les dérives sont possibles, liées aux tentations qui s’avèrent vite inaccessible aux jeunes défavorisés.<br />
Sans éducation scolaire dans ce monde urbain, sans barrière, aux portes des frustrations matérielles engendrées par l’indécence de la mondialisation, le prix des joueurs de foot, etc., l’enfant est en danger et les parents ne savent plus anticiper ces dangers, ils ne les ont pas connus et sont occupés à leur propre survie économique.<br />
Ces dérives sont bien connues. Elles ont pour nom : exploitation, traffic des enfants, maltraitance, prostitution, drogue, enfants soldats (via le Nigéria ou la Côte d’Ivoire voisine), autant de fléaux qui guettent les jeunes Burkinabés d’aujourd’hui.<br />
&#8230;<br />
Il faut donner aux enfants le bagage nécessaire pour exprimer leur talent, vaincre la misère et dire non à l’exploitation.<br />
L’éducation et la formation jouent un rôle central dans la lutte contre la pauvreté et comme moyen de développement des pays du Sud. Il faut absolument augmenter les ressources consacrées à l’enseignement primaire pour permettre à tous les enfants d&#8217;y avoir accès, tout en améliorant la qualité des systèmes éducatifs.</p>
<p>Avant d’interdire le travail des enfants, il faudrait interdire la pauvreté, rendre l’école obligatoire et accessible à tous.</p>
<p>Extrait de <a href="http://www.duniazalem.com/#/letravaildesenfants/3256364">http://www.duniazalem.com/#/letravaildesenfants/3256364</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/dunia-zalem-le-travail-des-enfants-au-burkina-faso/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;Faso Boutik&#8221;, artisanat du Burkina en ligne</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/liens-burkina-faso/faso-boutik-artisanat-du-burkina-en-ligne/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/liens-burkina-faso/faso-boutik-artisanat-du-burkina-en-ligne/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 19:06:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Liens]]></category>

		<category><![CDATA[artisanat]]></category>

		<category><![CDATA[burkina]]></category>

		<category><![CDATA[partage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=388</guid>
		<description><![CDATA[Allez sur   http://www.fasoboutik.com.
Vous y découvrirez un joli site vous présentant de beaux objets et de bons produits à vous offrir !
En plus de vous faire plaisir, vous contribuerez à aider l&#8217;association Partage Avec l&#8217;Afrique
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Allez sur   <a href="http://www.fasoboutik.com/" target="_blank">http://www.fasoboutik.com</a>.</p>
<p>Vous y découvrirez un joli site vous présentant de beaux objets et de bons produits à vous offrir !<br />
En plus de vous faire plaisir, vous contribuerez à aider l&#8217;association Partage Avec l&#8217;Afrique</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/liens-burkina-faso/faso-boutik-artisanat-du-burkina-en-ligne/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;harmattan et la méningite</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/lharmattan-et-la-meningite/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/lharmattan-et-la-meningite/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 23:27:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[afrique]]></category>

		<category><![CDATA[harmattan]]></category>

		<category><![CDATA[méningite]]></category>

		<category><![CDATA[vaccin méningite]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=380</guid>
		<description><![CDATA[&#8220;Depuis l’arrivée de l’harmattan et le nuage de poussière qu’il charrie, chacun sait à quoi s’en tenir. En effet, la méningite n’est généralement pas loin. Du reste, selon les chiffres du ministère de la Santé, des victimes sont à mettre à l’actif de cette maladie, au compte de l’année 2010. L’Etat fait ce qu’il peut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/burkina-414-copie.jpg"  rel="lightbox[roadtrip]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-382" title="poussière d\'harmattan" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/burkina-414-copie-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>&#8220;Depuis l’arrivée de l’harmattan et le nuage de poussière qu’il charrie, chacun sait à quoi s’en tenir. En effet, la méningite n’est généralement pas loin. Du reste, selon les chiffres du ministère de la Santé, des victimes sont à mettre à l’actif de cette maladie, au compte de l’année 2010. L’Etat fait ce qu’il peut chaque année pour endiguer le fléau, mais on voit bien que le mal reste tenace, en raison de divers facteurs. <span id="more-380"></span>C’est pourquoi chaque Burkinabè doit faire sien l’adage &#8220;aide-toi, le ciel t’aidera&#8221;. Des mesures préventives peuvent être prises, soit en évitant de s’exposer aux intempéries, soit en accourant le plus tôt possible dans une formation sanitaire en cas de signes de la maladie. Ce qui suppose qu’il faut être informé sur la méningite, ses symptômes, sa prise en charge. Visiblement, des efforts restent encore à faire pour combler cette lacune de la sous-information des populations. Et malheureusement, beaucoup de personnes meurent encore de la méningite par ignorance.&#8221;<br />
Mahorou KANAZOE-Le Pays N°4552 du vendredi 12 au dimanche 14 février 2010 -<br />
http://www.lepays.bf/spip.php?breve8</p>
<p>SYMPTÔMES DE LA MÉNINGITE :<br />
&#8220;La transmission bactérienne s’opère de personne à personne par les gouttelettes de sécrétions respiratoires ou pharyngées. La période d’incubation se situe entre 2 et 10 jours et est en moyenne de 4 jours.<br />
Les symptômes les plus fréquents sont les suivants : raideur de la nuque (flexion de la tête vers l&#8217;avant douloureuse), fièvre élevée, photophobie(éblouissement douloureux par la lumière), état confusionnel, céphalées (violents maux de tête) et vomissements.<br />
Même lorsque l’on diagnostique la maladie très tôt et qu’un traitement approprié est institué, 5 à 10 % des malades décèdent, habituellement dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des symptômes. La méningite bactérienne peut entraîner des lésions cérébrales, une surdité partielle ou des troubles de l’apprentissage chez 10 à 20 % des survivants.<br />
La méningite doit toujours être considérée comme une urgence médicale. L’admission à l’hôpital ou dans un centre de santé est nécessaire.Le traitement antimicrobien (antibiotiques) doit être démarré dès que la ponction lombaire a été pratiquée.&#8221;<br />
source: OMS : méningite (extrait)  -  http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs141/fr/</p>
<p><strong>Nouveau vaccin anti-méningite en 2010 au Burkina</strong><br />
APA-Ouagadougou (Burkina Faso) Un nouveau vaccin anti-méningite sera lancé en 2010 au Burkina Faso, &#8220;pays pilote pour son introduction en Afrique de l&#8217;Ouest&#8221;, a appris APA auprès du ministère de la Santé.</p>
<p>Selon les autorités sanitaires, le Burkina Faso, où l‘épidémie a fait plus de 500 morts cette année, a été choisi comme pays pilote en raison de la récurrence des épidémies de méningite.<br />
Le méningocoque de souche A est le germe responsable de 80% des cas de méningite chaque année au Burkina Faso et dans la plupart des pays de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, selon le bureau de l&#8217;Organisation mondiale de la santé (OMS) au Burkina Faso.<br />
Aussi, l’institution s’est-il engagé à soutenir une campagne de vaccination contre la souche A de la méningite qui sera lancée au premier semestre 2010.<br />
Dénommé MenA, ce vaccin fabriqué par un laboratoire pharmaceutique indien, a une durée d&#8217;immunité de 10 ans contre trois pour l&#8217;actuel.<br />
Il confèrerait, selon l’OMS, une immunité bien plus importante. Mais son atout principal résiderait surtout dans sa capacité à immuniser les populations sur le long terme. Une qualité essentielle pour mener à bien une politique générale de prévention de la méningite en Afrique.<br />
En effet, le vaccin actuel n’est efficace que sur une durée maximale de cinq ans, ce qui nécessite de renouveler les vaccinations par des campagnes de masse extrêmement coûteuses.<br />
D&#8217;autres pays, notamment le Tchad, le Mali, le Niger et le Nigeria, logés dans la ceinture africaine de la méningite qui s&#8217;étend de la Mauritanie (à l&#8217;ouest) à l&#8217;Éthiopie (à l&#8217;est) bénéficieront de cette campagne après le Burkina, selon l’OMS.<br />
Grâce au soutien de la Fondation Bill and Melinda Gates et du GAVI (Alliance mondiale pour les vaccins et l&#8217;immunisation), ce vaccin conjugué ne devrait pas peser directement sur les finances des pays concernés.<br />
Son coût (0,40 dollar la dose) est le même que celui du vaccin actuel et dans un premier temps il devrait être disponible au Burkina Faso et, dans une seconde phase, être distribué aux 24 autres pays de la ceinture de la méningite, entre 2011 et 2015.</p>
<p>source : AFRIQUE AVENIR - 4 août 2009 dans Dépêches, Santé<br />
http://www.afriqueavenir.org/2009/08/04/nouveau-vaccin-anti-meningite-en-2010-au-burkina-pays-pilote-dun-test-en-afrique-de-louest/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/lharmattan-et-la-meningite/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>SANTE DE LA MERE ET DU NOUVEAU-NE</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/sante-de-la-mere-et-du-nouveau-ne/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/sante-de-la-mere-et-du-nouveau-ne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 13:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[acces aux soins]]></category>

		<category><![CDATA[mortalité maternelle]]></category>

		<category><![CDATA[santé Burkina Faso]]></category>

		<category><![CDATA[santé nouveau né]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=367</guid>
		<description><![CDATA[&#8220;Chaque année, au Burkina Faso, plus de 2000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l&#8217;accouchement.La plupart des décès pourraient être évités.&#8221; selon le rapport que vient de publier AMNESTY INTERNATIONAL.
Lire et Pétition à signer
http://www.amnesty.fr/aif_petitions/?petition=172
 SANTE DE LA MERE ET DU NOUVEAU-NE :
Réduire l’hécatombe chez les plus pauvres
Les Editions Le Pays
L’état général [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/mortalite-maternelle.png"  rel="lightbox[roadtrip]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-371" title="mortalite maternelle-Amnesty International" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/mortalite-maternelle-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a><strong>&#8220;Chaque année, au Burkina Faso, plus de 2000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l&#8217;accouchement.La plupart des décès pourraient être évités.&#8221;</strong><strong> selon le rapport que vient de publier AMNESTY INTERNATIONAL.<br />
Lire et Pétition à signer</strong><a href="http://www.amnesty.fr/aif_petitions/?petition=172"><br />
http://www.amnesty.fr/aif_petitions/?petition=172</a></p>
<p><strong> </strong>SANTE DE LA MERE ET DU NOUVEAU-NE<strong> </strong>:<br />
Réduire l’hécatombe chez les plus pauvres<br />
Les Editions Le Pays</p>
<p>L’état général de santé de la mère et du nouveau-né est encore dramatique au Burkina Faso où le taux de mortalité maternelle reste parmi les plus élevés au monde ! Des centres urbains vers les campagnes, la situation est empirée par une inégalité des chances d’accès aux soins obstétricaux de base, et le poids de la tradition qui explique le faible taux d’accouchement médicalement assisté. C’est du moins le constat général que nous avons fait au terme d’une enquête auprès des patientes et des personnels soignants, rencontrés dans diverses régions du Burkina.<span id="more-367"></span></p>
<p>Octobre 2009. A mi-parcours entre Gorom-Gorom et Dori à bord d’un minibus de transport en commun, Alimatou, 18 ans, a été priée de quitter le bus au village de Saouga. Et pour cause. Les passagers ne supportaient plus les odeurs d’urines et de selles qui se dégageaient en elle. La pauvre jeune dame qui avait perdu son deuxième nouveau-né quelques jours plus tôt, à la suite d’accouchements à domicile, souffrait en fait d’une « lésion anatomique invalidante caractérisée par une communication entre le conduit vaginal et la cavité rectale », selon les termes d’un chirurgien en service au CHR de Dori où elle a été plus tard reçue, après avoir terminé son voyage à bord d’une charrette. En termes simples, Alimatou ne parvenait plus à contenir ses urines et selles qui coulaient en permanence par un seul et même canal : elle est atteinte de la fistule obstétricale. C’est une maladie à forte prévalence dans cette région du Sahel, à l’extrême nord du Burkina, où les considérations socioculturelles sont encore très vivaces. Là-bas, comme c’est le cas dans bien des régions du Burkina, la survenue de cette &#8220;maladie de la honte&#8221; s’explique, selon une certaine croyance, par le fait que les femmes qui en sont atteintes sont sous le coup d’une malédiction pour avoir commis un acte malsain ; tromper son mari par exemple. Elles sont dans bien des cas, des &#8220;victimes-coupables&#8221; et mises au ban de la société. Et c’est ce qui est arrivé à Alimatou, elle qui a été répudiée par son mari, puis rejetée par sa propre famille. Elle retrouvera heureusement le goût de la vie, après qu’elle eut gracieusement bénéficié d’une chirurgie réparatrice de la fistule au CHR de Dori, dans le cadre d’un projet financé par le Fonds mondial pour la population (UNFPA).</p>
<p>Le calvaire vécu par cette jeune dame de l’Oudalan, mariée à 15 ans est lié à la fois aux principaux facteurs de risque en matière de santé maternelle et néonatale au Burkina Faso : l’inaccessibilité physique et financière à des soins de qualité, la faible couverture obstétricale en milieu rural surtout, la persistance des accouchements non médicalement assistés, les grossesses précoces, la persistance des pratiques traditionnelles néfastes, la pauvreté, l’analphabétisme, le faible statut social de la femme, etc.</p>
<p>En dépit des efforts multiformes du ministère de la Santé, des agences internationales, des ONG et autres associations de la société civile, ayant permis une certaine amélioration de la situation ces dernières années, les récentes statistiques en matière de mortalité maternelle et néonatale au Burkina présentent une situation plutôt dramatique : 484 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes (contre 7 pour 100 000 en Suisse). Au Burkina, une femme meurt toutes les 3 heures des suites de la grossesse, de l’accouchement ou des suites de couches. Et sur 1000 naissances vivantes, 31 enfants meurent avant un mois de vie (seulement 4 pour 1000 en Suisse), soit 54 nouveau-nés chaque jour. 81 enfants burkinabè sur 1000 meurent avant leur premier anniversaire, soit 140 chaque jour. Ces chiffres sont parmi les plus élevés au monde !</p>
<p>Que faire pour redresser cette courbe infernale ? Les professionnels de la santé sont unanimes à recommander aux premières concernées, c’est-à-dire les femmes en âge de procréer, le recours précoce aux soins obstétricaux dès l’identification de la grossesse. La régularité des Consultations prénatales (CPN) est capitale pour la prévention de tout risque lié à la grossesse. Depuis la fécondation jusqu’à l’accouchement, la moindre sensation de malaise directement ou indirectement lié à la grossesse doit faire l’objet d’une consultation sans délai. A ces précautions prénatales, doit faire suite un accouchement dans un centre de santé, car, les médecins l’ont toujours indiqué, l’accouchement médicalement assisté protège la mère et le bébé. La suite, c’est la constance des consultations périodiques du nourrisson, le suivi du calendrier vaccinal, la promotion de l’allaitement maternel, le recours systématique aux soins infirmiers en cas de maladie, le strict respect des mesures de prévention, etc.</p>
<p>Il reste entendu que ces dispositions pré et postnatales ne sont applicables que dans un environnement social qui s’y prête. Or, avec l’analphabétisme, le manque d’éducation, et surtout le poids des traditions qui caractérisent la société burkinabè, l’on assiste à la persistance de certaines pratiques tels que les mariages précoces, l’excision, les violences faites aux femmes, etc. qui tirent vers le bas, les efforts de réduction de la mortalité maternelle et néonatale. A titre d’exemple, selon une croyance coutumière bien répandue dans la région du Sahel, la femme, la vraie, c’est celle &#8220;qui accouche son premier, deuxième, voire troisième enfant dans la case de sa mère&#8221;. La vraie femme, c’est également celle &#8220;qui se garde de crier pendant le travail&#8221;, nous a rapporté Wahabou Tasséré Sanfo, responsable du service santé de la reproduction du district sanitaire de Gorom-Gorom. L’on comprend dès lors pourquoi les statistiques du CSPS urbain de Gorom-Gorom indiquent que 80% des femmes ayant constamment effectué les consultations prénatales accouchent à domicile, dans la case maternelle et cela, pour ne pas honnir la famille en allant crier dans un centre médical. &#8220;Seulement 20% des femmes ayant suivi les CPN acceptent accoucher dans un centre de santé. Cela voudrait dire qu’il y en a beaucoup qui meurent dans le silence, loin des soins obstétricaux de base qui étaient pourtant à leur portée&#8221;, regrette le Dr. Pascal Korgho, directeur régional de la santé du Sahel. A l’Est du Burkina, dans le district sanitaire de Fada N’Gourma, c’est un fort taux d’abandon de vaccination qui menace la santé des nouveau-nés. Selon une étude conduite en juillet 2009 par Moumouni Ouédraogo, beaucoup de mères &#8220;boudent&#8221; les vaccinations entre le BCG et le VAR, chez les enfants de 0 à 11 mois, par &#8220;ignorance de l’importance de la vaccination&#8221; ou par &#8220;peur des effets secondaires du vaccin&#8221;. Le faible niveau d’alphabétisation dans cette partie du Burkina y est pour quelque chose. La même étude pose le problème de la non- disponibilité du vaccin, qui expliquerait 62,3% des cas d’abandon. Dans la région du Sud-ouest, Sibiri Youma, maïeuticien en poste au CSPS de Loropéni, indique que la santé de la mère et du nouveau-né est mise à mal dans son aire sanitaire d’une part, par le faible taux de fréquentation des centres de santé et d’autre part, par la forte prévalence de grossesses précoces et non désirées. A y voir de près, la seconde cause explique la première. Car &#8220;les jeunes filles de 12 à 13 ans qui tombent enceinte ne sont pas toujours enclines à se rendre au centre de santé pour les consultations prénatales&#8221;, explique le maïeuticien de Loropéni.</p>
<p>De tous les districts sanitaires que nous avons visités à l’intérieur du pays, celui de Tenkodogo affiche les chiffres les plus optimistes, ou plutôt les moins atterrants en matière de santé maternelle, néo-natale et infantile. Le taux de mortalité maternelle à Tenkodogo (45 pour 1000) est inférieur à la moyenne nationale qui atteint 60 à 64 pour 1000. Le taux d’accouchement assisté y est de 63%, contre 38% au niveau national. Mais « il n’est pas question de s’en féliciter pour autant », insiste le médecin-chef Massadiami Soulama, pour qui ces indicateurs sont loin d’être acceptables. D’ailleurs, poursuit-il, &#8220;il y a beaucoup à faire au niveau du district sanitaire de Tenkodogo en matière de suivi de la croissance de l’enfant&#8221;. Car &#8220;le taux de consultation des nourrissons y est très faible&#8221;.</p>
<p>En plus de cette faiblesse du taux de fréquentation des formations sanitaires par les femmes enceintes et celles allaitantes, la situation au niveau national reste marquée par une faible couverture obstétricale que reconnaît Mme Sanou/Ouédraogo, responsable du bureau &#8220;Maternité à moindre risque&#8221; à la Direction de la santé de la famille. Cela pose avec acuité la problématique de l’accès physique aux soins de qualité. Plus de la moitié des femmes burkinabè sont obligées d’aller au-delà de 7 km pour accéder à un centre de santé. Au village de N’Guilbor, dans le Poni, les femmes enceintes et celles allaitantes sont soumises à un parcours de plus de 35 km, pour atteindre le CSPS de Loropéni, le plus proche. A Ouagadougou et ses environs par contre, le rayon moyen d’action des formations sanitaires est de 3 km seulement, contre 7,5 km au niveau national et 13 km dans la région du Sahel. 40% de la population du district sanitaire de Gorom-Gorom vit au-delà de 10 km d’un centre de santé.</p>
<p>Lorsqu’elles existent, les unités médicales n’ont pas toujours le plateau technique requis pour une bonne prestation. Le personnel soignant également fait défaut. En nombre et en qualité. &#8220;Il y a au Burkina, des CMA sans chirurgien, sans gynéco-obstétricien&#8221;, déplore André Mayouya, représentant résident de l’UNFPA pour qui, &#8220;on ne peut pas continuer de voir nos mamans et nos femmes mourir en donnant la vie&#8221;. De toutes les statistiques régulièrement produites par l’Organisation mondiale de la santé, celles touchant à la mortalité maternelle font ressortir de la façon la plus criante, l’inégalité entre les pays développés et les pays en développement. Au Burkina Faso, cette forme d’injustice sociale se reproduit malheureusement entre les riches et les pauvres ; les citadins et les ruraux. Il est pourtant possible d’améliorer la santé de la mère et du nouveau-né en milieu rural burkinabè et réduire ainsi l’hécatombe chez les plus pauvres. Ce qu’il faut pour cela, c’est un engagement ferme de la part du gouvernement et de ses partenaires. La subvention des soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU), la gratuité de la CPN, la promotion du changement du rôle des accoucheuses villageoises, etc. sont autant d’efforts très louables, mais qui n’ont malheureusement pas permis de faire fléchir au niveau escompté, la courbe de la mortalité maternelle, néonatale et infantile au Burkina, comme le recommandent les Objectifs 4 et 5 du millénaire pour le développement. La faiblesse du taux national d’accouchement médicalement assisté (38%) et du taux de fréquentation des services de santé (34%) interpelle l’ensemble des décideurs. La situation requiert même la réalisation de nouvelles études sociologiques, question de mieux identifier les facteurs explicatifs de cet état des faits, afin de réorienter les stratégies de communication et de sensibilisation en milieu rural qui n’ont jusque-là pas produit les résultats voulus. C’est à ce prix que l’on pourra réduire les inégalités d’accès aux soins de qualité. C’est une simple question de justice sociale.</p>
<p>DR. SANOU/OUEDRAOGO DJENEBA</p>
<p>&#8220;Toute grossesse est à risque !&#8221;</p>
<p>Médecin de santé publique, Mme Sanou née Ouédraogo Djénéba est responsable du bureau &#8220;Maternité à moindre risque&#8221; à la Direction de la santé de la famille (DSF). Nous l’avons rencontrée dans son bureau à Ouagadougou et elle a bien voulu nous parler des principales causes de la mortalité maternelle et néonatale au Burkina. Il est aussi question, dans l’interview qui suit, des bonnes pratiques médicales qui sauvent la mère et le bébé.</p>
<p>Le Pays : Que faut-il entendre par mortalité maternelle ?</p>
<p>Dr. Sanou/Ouédraogo Djénéba : La mortalité maternelle renvoie au taux de décès maternel. Le décès maternel étant défini par l’OMS comme la mort d’une femme pendant sa grossesse ou dans les 42 jours suivant l’interruption de la grossesse, quelle que soit la durée de la grossesse ou la nidation du foetus, par toute cause liée à la grossesse ou aggravée par elle ou sa gestion, et non par cause accidentelle.</p>
<p>Et le décès néonatal ?</p>
<p>C’est la mort de tout enfant de moins de 28 jours.</p>
<p>Quelles sont, au Burkina, les principales causes de décès maternel ?</p>
<p>Ce sont d’abord les hémorragies, ce que l’on appelle en terme courant les saignements lors de la grossesse ou de l’accouchement. Il y a ensuite les infections. Ça veut dire que la femme a dans son organisme des bactéries qui font qu’elle fait la fièvre ; ne se sent pas bien, etc. Là aussi, elle peut en mourir. Il y a d’autre part les causes liées à ce que nous appelons l’hypertension artérielle qui peut, dans son évolution, favoriser le décès de la mère. Il y a aussi les difficultés pour accoucher que nous appelons dans notre jargon les distocies, qui font que la femme, compte tenu de la position de l’enfant et la dynamique de l’accouchement, n’arrive pas à accoucher et en mourir. A côté de ces causes directes, il y a ce que nous appelons les causes indirectes qui, le plus souvent, sont liées à des pathologies soit déjà existantes, ou aggravées par la grossesse, ou encore qui apparaissent avec elle. Il s’agit, entre autres, du paludisme, de l’anémie, de la drépanocitose, du VIH/Sida, etc. Mais c’est surtout les causes obstétricales directes qui tuent le plus les femmes enceintes.</p>
<p>De quoi meurent le plus les nouveau-nés ?</p>
<p>Ce sont en général les détresses respiratoires. Il y a ensuite la prématurité, c’est-à-dire lorsque l’enfant naît sans vraiment être arrivé à terme. Là, la prise en charge est extrêmement difficile. Il y a aussi les infections. Un bébé peut naître avec des infections et en mourir. Il y a bien entendu d’autres causes secondaires qui peuvent causer la mort des nouveau-nés.</p>
<p>Quelles sont les interventions possibles pour éviter les décès maternels et néonatals ?</p>
<p>Les interventions possibles ciblent justement les causes que je viens d’énumérer. Pour ce qui concerne la santé de la mère, la première intervention, c’est la planification familiale. Il faut d’abord qu’il y ait grossesse avant que l’on parle de mortalité maternelle. La planification familiale qui est une des premières interventions peut permettre à la femme d’espacer ses grossesses, de mieux se préparer et d’avoir un organisme plus disponible à recevoir cet enfant et à minimiser les risques de survenue de complications. Il s’agira ensuite de mettre l’accent sur le suivi de la femme enceinte au niveau des formations sanitaires. Et au cours de ce suivi, on la protège, elle et son enfant, contre le paludisme, l’anémie afin que la perte de sang qui va survenir au moment de l’accouchement n’ait pas de répercussion sur sa vie. Evidemment, on essaie de dépister certaines maladies et de suivre et essayer d’équilibrer certaines pathologies déjà existantes qu’elle avait. On lui fait le dépistage du VIH afin d’éviter, au cas où elle est séropositive, les risques de transmission du VIH à l’enfant. Je voudrais ici insister sur le fait que toute grossesse est à risque. Il n’y a pas lieu de dire que comme la femme est grande et grosse, ça va bien se passer. Car à tout moment, une complication peut apparaître. Et si on n’est pas préparé, ça pose problème. D’où la nécessité que la femme accouche dans une formation sanitaire, devant un personnel qualifié. Et après l’accouchement, il faut qu’elle puisse être suivie, médicalement parlant, elle et son bébé, pendant 42 jours. A côté de ça, il y a d’autres petits conseils, nutritionnels, ou vestimentaires, que l’on essaie de donner à la femme enceinte pour la protéger contre un certain nombre de problèmes. Pour le nouveau-né, en général, ce que nous faisons comme intervention sur la mère a des répercussions sur le nouveau-né, parcequ’ils sont intimement liés. Mais lorsque le nouveau-né entre dans la période de l’enfance, il a ses problèmes particuliers. En général, lorsque nous arrivons à mieux mettre en oeuvre les interventions en faveur de la mère, cela permet en même temps de réduire la mortalité néonatale.</p>
<p>Y a t-il des maladies qui peuvent être suscitées par la grossesse ou l’accouchement ?</p>
<p>Il peut plutôt avoir des maladies qui profitent du terrain de la grossesse pour se développer, s’exprimer. Parce qu’en fait, la grossesse entraîne une certaine baisse de l’immunité de la femme, de ses capacités de défense. Donc elle se retrouve plus vulnérable à certaines maladies. C’est le cas du paludisme. Mais ça ne veut pas dire que la grossesse entraîne le paludisme. C’est le cas également du diabète. Une femme diabétique peut naturellement tomber enceinte. De même, au cours de sa grossesse, elle peut voir apparaître un diabète mais qui, le plus souvent, disparaît après la grossesse. C’est aussi le cas de l’hypertension. Une femme peut être hypertendue et tomber enceinte, tout comme on peut voir apparaître une hypertension au cours de la grossesse, et qui disparaît juste après.</p>
<p>Que dire de certaines maladies comme la fistule obstétricale, les prolapsus&#8230; ?</p>
<p>La fistule obstétricale, c’est plutôt une complication, ou une conséquence d’un accouchement qui a été mal conduit. La plupart du temps, ce sont les femmes qui ont eu un travail très long et dont l’accouchement a été forcé qui en sont victimes. Il s’agit également de femmes immatures qui ont une grossesse précoce. Elles accouchent d’une manière très forcée sur un bassin immature. Et comme le mobile foetal est obligé d’appuyer les différentes parties pour pouvoir sortir, à un moment donné, lorsque ça traîne trop, il y a une nécrose. Et lorsque cette nécrose tombe, il y a une communication artificielle qui se crée entre les organes génitaux et l’appareil digestif au niveau du rectum, ou avec la vessie ; ce qui fait que l’on se retrouve avec les fistules. Les prolapsus, c’est à peu près la même situation. Avec les accouchements forcés, les organes subissent d’énormes pressions et l’utérus à tendance à s’extérioriser et l’on se retrouve avec des cas de prolapsus. Ce sont donc des complications ou les conséquences d’accouchements mal menés. Mais il faut dire que c’est un problème qui touche beaucoup les femmes de chez nous.</p>
<p>Que faut-il faire, d’après vous, pour emmener les femmes enceintes à davantage fréquenter les formations sanitaires ?</p>
<p>Se référer à des services de santé n’est pas systématique dans toutes les communautés. Dans bien des cas, il faut d’abord aller voir le vieux du quartier, le charlatan d’à côté, etc. Cela pose des difficultés et il est important que ces obstacles socioculturels soient levés pour permettre l’utilisation des services de santé par les populations. En dehors de ces aspects, il y a bien évidemment le problème de distance qu’il faut prendre en compte. Si une femme qui a des douleurs pour l’accouchement doit aller au-delà de 5 à 10 km à vélo et dans des conditions inacceptables, ça peut être décourageant. Il y a aussi la qualité des soins que nous offrons en tant que prestataires de service de santé. Si quelqu’un a une mauvaise expérience de notre service de santé, il va hésiter à l’avenir avant d’y revenir. Cela, pour vous dire qu’il y a beaucoup de facteurs explicatifs du faible taux de fréquentation des services de santé par nos populations. En formant nos prestataires, en réduisant les distances, en réduisant les coûts des prestations comme nous l’avons fait avec la subvention des accouchements et des SONU et la gratuité des CPN, nous pourrions arriver à augmenter la fréquentation de nos services de santé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Par Paul-Miki ROAMBA<br />
Le Pays N° 4521 du mardi 29 Décembre 2009<a href="http://www.lepays.bf/spip.php?article1140"><br />
http://www.lepays.bf/spip.php?article1140</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/sante-de-la-mere-et-du-nouveau-ne/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>les survivances du passé au Burkina Faso</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/les-survivances-du-passe-au-burkina-faso/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/les-survivances-du-passe-au-burkina-faso/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 21:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

		<category><![CDATA[burkina-faso]]></category>

		<category><![CDATA[héritage culturel]]></category>

		<category><![CDATA[histoire]]></category>

		<category><![CDATA[modernisation]]></category>

		<category><![CDATA[traditions]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=341</guid>
		<description><![CDATA[ Conférence d&#8217; Hamidou Tamboura,
donnée au &#8220;Burkina Faso Forum&#8221;  à Cagnes sur Mer (06), le 19 Septembre 2009
« Les survivances du passé dans le Burkina Faso d’aujourd’hui »
Introduction
L’histoire du Burkina Faso actuel est pour le moins mouvementée, allant de l’installation progressive des différents groupes sociaux en présence, à l’Etat actuel, en passant bien entendu par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-343" title="Hamidou Tamboura" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/2009/11/photo1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /> Conférence d&#8217; Hamidou Tamboura,<br />
donnée au &#8220;Burkina Faso Forum&#8221;  à Cagnes sur Mer (06), le 19 Septembre 2009</p>
<p>« Les survivances du passé dans le Burkina Faso d’aujourd’hui »</p>
<p>Introduction<br />
L’histoire du Burkina Faso actuel est pour le moins mouvementée, allant de l’installation progressive des différents groupes sociaux en présence, à l’Etat actuel, en passant bien entendu par la formation de la colonie de l’Afrique Occidentale Française, puis de la compartimentation de l’ensemble nommé Haut-Sénégal et Niger et la création-suppression-reconstitution de l’ancienne Haute-Volta. En effet, la colonie de la Haute-Volta a été créée en 1919, puis supprimée en 1932 avant d’être reconstituée en 1947. Le pays accède à l’indépendance le 5 août 1960 avant de devenir le Burkina Faso en 1984.<a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/2009/11/photo.jpg"  rel="lightbox[roadtrip]"></a><span id="more-341"></span><br />
Ce qu’il faut dire également, c’est que l’histoire du Burkina Faso - malgré des difficultés évidentes liées aux sources - a un assez large éventail bibliographique fait aussi bien par des universitaires, historiens nationaux et étrangers, que des diplomates. C’est ainsi par exemple que l’actuel Consul honoraire du Burkina à Nice, Marc Aicardi de Saint-Paul a écrit en 1997, un livre intitulé : « De la Haute-Volta au Burkina Faso ».<br />
Le Burkina Faso a été touché par la colonisation et n’échappe pas au choc de la mondialisation de nos jours. Pourtant, une observation, même superficielle, montre que certaines traditions sont restées vivantes. Afin d’apporter une vision différentielle voire une contribution personnelle acquise dans mes origines et dans mes études en Histoire, j’ai délibérément orienté le thème de cette conférence comme suit : « Les survivances du passé dans le Burkina Faso d’aujourd’hui ». Il s’agit ici de partir de l’état actuel vers un passé lointain, plus ou moins lointain, voire présent. La grande question est celle des héritages de nos sociétés contemporaines. Il s’impose alors de se poser la question à savoir : de quelle manière la société actuelle se fonde-t-elle sur son passé en tant que base de son fonctionnement et de sa stabilité ?<br />
Trois points majeurs constituent les articulations de cette intervention à travers cet héritage : il s’agit d’influences politiques, sociétales et culturelles.</p>
<p>I-Traditions et politique<br />
A- Les entités régionales<br />
Au Burkina Faso, il y a une survivance des reconnaissances régionales, tout comme en France où on remarque également la présence des provinces de l’Ancien Régime (avant 1789). Les noms « Alpes », « Provence » et bien d’autres en sont les traces évidentes. Au Burkina, on distingue le « Sahel » comme étant la résidence des Peuls et, « aller à l’Est » peut vouloir dire « aller chez les Gourmantché ». De même, l’Ouest du pays est parfois désigné comme étant « chez les Bobo », ou encore le « plateau mosse » désigne l’aire d’occupation originelle de ce groupe, le centre du Pays.<br />
Il en va de même pour les villes.<br />
B- Le semis urbain et la toponymie<br />
Les villes portent les anciens noms, ceux des chefs lieux d’entités administratives ou capitales d’entités politiques. Le nom des villes reste donc celui donné par leurs créateurs, avec parfois des modifications superficielles dans l’écriture et dans la prononciation. Ouagadougou par exemple, originellement « Wogdodo » puis « Wogodogo » signifie en Moré « Respectez-nous ». Dans le même registre, Bobo Dioulasso signifie « le pays des Bobo et des Dioula » deux groupes sociaux voisins.<br />
Au-delà des villes, il y a un intérêt et un sens à traiter de la toponymie pour comprendre l’Histoire. Au niveau national, la nomination de « Haute-Volta » est vue à un moment donné de l’histoire comme une référence coloniale française. Le « Burkina Faso » vient ainsi d’un déterminisme hautement politique, créé sur la base des trois langues les plus parlées dans le pays : « Burkina » vient du terme « Bourkindi », c’est-à-dire dignité ou intégrité, dans la langue Moré, tandis que « Faso » est tiré du Dioula ; enfin, « Burkinabè » vient de la langue peuhle.<br />
Il faut cependant souligner que le Burkina Faso n’est pas un cas isolé dans ce cas de figure. Le « Soudan français » n’est-il pas devenu le « Mali » en référence à l’un des tout premiers et des plus brillants empires ouest-africains, dont la constitution s’est faite à la victoire de Soundiata Kéita dans la plaine de Kouroukanfougan en 1235 ? La référence à un passé glorieux ou voulu tel existe également au niveau individuel : dans son combat pour l’indépendance de la Guinée Konakry, Sékou Bangoura (de son vrai nom) ne s’est-il pas fait appelé Sékou Touré à l’image du résistant Samori (déporté puis mort au Gabon à la fin du XIXème siècle) ?<br />
Si Brazzaville porte toujours son nom (tiré de celui de l’explorateur Savorgnan né à Rome et descendant d’une vieille famille vénitienne et pas encore Français) ; Kinshasha, anciennement Léopoldville (en référence à Léopold II le roi des Belges) a changé de nom entre-temps.<br />
Il se dégage comme un recourt à la politique et à l’organisation antérieure à l’époque coloniale.<br />
Au Burkina, plus visible encore est l’existence et la transmission du pouvoir traditionnel local et du prestige qu’il comporte.<br />
C- La place des chefferies traditionnelles<br />
Il y a une continuité dans l’histoire des pouvoirs traditionnels, à travers les familles royales et l’intronisation dynastique « à l’ancienne ». C’est le cas à Ouagadougou, à Ouahigouya (jadis capitales de puissants royaumes), c’est aussi le cas ailleurs dans le pays. Une des survivances les plus remarquables dans la perpétuation des péripéties du pouvoir traditionnel en pays mossi est sans conteste le rituel du « faux départ du Moogho-Naaba », chaque vendredi. Ce cérémonial mémorial porte en lui le souvenir de la scission politique entre les royaumes d’Oubritinga (dont la capitale demeure Ouagadougou) et du Yatenga (Ouahigouya), ainsi que le transfert des sources de la légitimité du pouvoir royal moaga.<br />
La présence des rois dans les anciens royaumes, le Numbado à Fada N’Gourma, les émirats à Djibo et Dori (anciennement Djelgodji et Liptako) et bien d’autres structures à connotation traditionnelle sont bien la preuve vivante de la pérennisation du pouvoir local traditionnel, de nos jours. Les cérémonies des naissances, des successions et des funérailles ont conservé leur calendrier historique, avec un déroulement volontairement voulu « comme avant », avec pour empreintes principales « prestige » et « popularité ».<br />
Il y a, véritablement, parfois des interférences, souvent un lien étroit entre pouvoir moderne et pouvoir traditionnel, d’autant plus que le chef traditionnel est souvent également un élu local, maire ou député, cela s’expliquant par leur accessibilité à la scolarité dès les premiers moments<br />
de l’implantation de l’école occidentale dans la période coloniale, entre autres. Le chef local au Burkina est un symbole, une liaison parfois incontournable entre deux mondes, celui se référant au passé et celui incarnant le présent et l’orientation futur. Du fait qu’il soit écouté par un grand nombre de ses concitoyens, il est un grand rassembleur. Il incarne également un certain pouvoir moral et arbitral, d’où le respect des pouvoirs modernes à son égard. Il est de bon ton par exemple qu’un fonctionnaire d’état, affecté dans une nouvelle localité parte se présenter au chef du village.<br />
Ce sentiment de l’utilité et du prestige des pouvoir traditionnels est réel et se vérifie à plusieurs niveaux : lors de leurs tournées dans les différentes régions du pays pour la collecte des sources de l’histoire nationale, les archivistes du Centre National des Archives du Burkina utilisent une stratégie fructueuse. En effet, à chaque étape, ils prennent rendez-vous avec le chef local qu’ils rencontrent et qui, souvent les oriente ou leur fait accéder à des archives inédites. Un constat alors s’impose : le pouvoir traditionnel devient le détenteur des preuves du passé.</p>
<p>II-Une société fortement marquée par le passé<br />
A- L’importance de la structure familiale<br />
La société burkinabè reste fortement imprégnée de ruralité, et, malgré l’urbanisation galopante ou plutôt l’expansion considérable des villes, des liens très forts unissent citadins et ruraux. On pourrait même dire que la campagne est au bord de la ville si ce n’est plus loin encore, car très souvent entend-on dire sans doute que : « Celui qui est en ville a toujours quelqu’un au village ». L’exode rural vient amplifier ce sentiment par les vagues de travailleurs temporaires qui passent un moment en ville et le reste du temps au village.<br />
Il faut souligner également que la périphérie des villes constitue souvent de véritables transplantations de la vie et des habitudes rurales, surtout les zones dites « non loties ». Une étude anthropologique des mentalités y trouverait sans aucun doute matière à étudier, il en va ainsi de la complexe perception des rapports homme-femme.<br />
B- Les rapports homme-femme<br />
L’implication de la société dans l’orientation de la vie de l’individu et dans sa place au sein de son groupe d’appartenance n’est pas propre à la société étudiée ici, il s’agit d’un phénomène présent partout, plus ou moins plausible, plus ou moins inhérent à tout groupe social. Le statut de marié(e) confère une situation sociale importante. Traditionnellement, l’homme apporte de quoi faire bouillir la marmite, la femme étant la trésorière familiale et la conseillère dans les projets à entreprendre. Elle est aussi ménagère, mère nourricière et conservatrice des usages culinaires ancestraux.<br />
Le mariage « traditionnel » n’implique pas la seule personne des deux conjoints, mais bien plus. Le mariage y est un lien entre familles tout d’abord, un pont entre communautés et même parfois entre deux villages. Le déroulement, la continuité et les difficultés sont gérés de façon communautaire par un groupe social et non par deux individus, avec tous les avantages et les inconvénients que cela comporte.<br />
On court un risque de tomber dans la généralité si l’on ne tient pas compte du fait qu’il se dégage des spécificités propres à chaque groupe social. Les rapports ci-dessus brièvement décrits, restent plus visibles au village qu’en milieu urbain. Toutefois, dans certains cas, les pratiques de transmission et de retransmission des savoirs et des comportements survivent et s’adaptent à la « modernité ».<br />
C- L’initiation des jeunes<br />
Jusque dans les années 1930, une partie des groupes du Sud-ouest a résisté et n’a pas été conquise par les coloniaux ; cet ensemble, Michel Izard l’a nommé le « Rameau Lobi ». Dans cette partie du territoire mieux qu’ailleurs, le fonctionnement social traditionnel est resté marquant. Il y subsiste les rites d’initiation qui sont le passage de l’adolescence à l’âge adulte. La cérémonie du « Djoro » est une formation initiatique, par laquelle les jeunes apprennent auprès des plus vieux, des initiés, la nature et les codes sociaux.<br />
Dans l’ensemble, dans un passé plus ou moins lointain, la pratique de l’excision et/ou la circoncision se faisait dans plusieurs formations sociopolitiques. Le combat acharné des pouvoirs publics a sensiblement réduit la pratique de l’excision, avec l’implication directe des femmes, et la facilitation en matière de l’éducation des jeunes filles. La circoncision, quant à elle, se modernise.<br />
Il est certain que si en dehors du Djoro, la manifestation initiatique n’est plus courante, des pratiques plus ou moins vivantes et inédites de transmission du savoir ancestral se font de nos jours, parfois dans le cadre familial. Il y a comme un choix de conservatisme social et filial permettant la survivance des traditions. Le changement qui est conséquent de la rencontre entre modernité et traditions a pour moyen le bouleversement lié à la notion de la survie. Dans le passé en effet, avoir beaucoup d’enfants était gage de prospérité et de respectabilité, car plus d’enfants assurait sans doute autant de bras valides pour travailler aux champs et soutenir les parents dans un monde à grande connotation agricultrice. De nos jours cela a non seulement changé au vu des récoltes de moins en moins abondantes, mais aussi et surtout la volonté d’éduquer et de scolariser les enfants en impose un nombre réduit pour mieux supporter les dépenses à faire</p>
<p>III-Les héritages culturels<br />
A- La question des langues<br />
Le Burkina Faso est un véritable vivier de langues, plus d’une soixantaine qui rythme la vie quotidienne des populations. Ces langues ne sont guère un frein à l’unité mais au contraire une richesse qui assure et consolide l’unité nationale. Je disais plus haut que la terminologie de « Burkina Faso » et de « Burkinabè » s’était faite à travers les trois langues nationales les plus parlées. Par un système d’équilibre et de rencontres, ces véhicules des échanges constituent des liens et des liants dans les rapports sociaux.<br />
La langue administrative et scolaire reste le Français, dont des sondages et blogs laissent voir qu’il est parlé par environ 20% de la population nationale. Il existe des projets et quelques réalisations des écoles bilingues (Français-langues nationales). Dans le système classique des écoles et des universités, l’étude des langues vivantes comme l’Anglais, l’Allemand, et l’Arabe assurent une ouverture supplémentaire au monde.<br />
B- Architecture, Arts et folklore<br />
L’architecture traditionnelle au Burkina est multiforme, composant cases rondes ou carrées, et de huttes. Cases et huttes sont véritablement des symboles des peuples, avec des particularismes souvent internes, parfois externes liés au fonctionnement spécifique de chacun. Cette architecture loin d’être simple est stratégique, suivant la sécurité ou non de l’environnement, au mode sédentaire ou nomade (à l’origine de sa création).<br />
Des réalisations remarquables peuvent se constater chez les Lobi en matière de protection contre l’envahisseur quel qu’il fut, en adaptant un système de pièges et de labyrinthes inaccessible, difficilement prenable.<br />
Chez les Gourounsi, l’aspect décoratif des maisons relève d’un savoir artistique ancestral comportant des codes et souvent détenu par les femmes décoratrices.<br />
En sculpture, il y a une continuité de la fabrication des masques d’initiation aux fins des libations pour les Esprits. Cette production originale et savante est à distinguer d’une autre fabrication parallèle destinée aux touristes. Le rituel de détection du bon arbre à couper, le prélèvement et le moment auquel il faut s’y rendre sont autant de contraintes et de règles auxquelles se plie le sculpteur afin d’être en accord avec la nature, les Esprits et Dieu.<br />
Il y a une perpétuation des danses et musiques traditionnelles, qui apparaissent à certains moments de la vie quotidienne des groupes. La danse de la mort est ritualisée selon que les groupes sont plus ou moins conservés, plus ou moins traditionnels.<br />
Les costumes et les parures sont autant de styles conservés, autant d’éléments identitaires racontant pour qui sait les lire, des moments importants de l’histoire des peuples en question. Ainsi, bijoux, bracelets et ornements des coiffures permettent d’un simple coup d’oeil de savoir l’appartenance d’un individu et parfois son rang social. La décoration des coiffures et des vêtements avec des coquillages venus des Iles Maldives en l’occurrence les cauris est un élément particulier en matière de mode. La présence même des cauris est intéressante, ils sont d’abord et avant tout utilisés comme monnaie (apparemment d’abord en Chine vers 1600 Avant Jésus-Christ) introduite par le commerce arabe et européen, ils sont devenus par la suite des objets de décoration. Un autre usage des cauris, non moins important consiste pour les voyants et les féticheurs, d’y lire l’avenir ou d’interroger les Esprits sur tel ou tel problème.<br />
C- Les religions : entre choc et syncrétisme ?<br />
La question peut se poser ainsi que souligne le titre. L’histoire des religions est en général une question de polémiques continuelles.<br />
Pour ce qui est du Burkina, aux religions traditionnelles originelles, viennent successivement se greffer d’autres croyances plus ou moins nouvelles : l’Islam et le Christianisme. Le premier arrive dans l’Ouest-africain entre les IXème et XIème siècles par l’Afrique du Nord, à travers les routes de commerce du Sahara. Les sources écrites arabes sont parmi les premières de l’histoire du Burkina Faso.<br />
A la fin du XIXème siècle, accompagnant la conquête coloniale et les « actions civilisatrices » de l’Occident, le Catholicisme se diffuse en Afrique de l’Ouest et arrive au Burkina actuel. La première phase est la création des séminaires, véritables assises de l’organisation administrative coloniale d’où sortirent les premières élites de l’Afrique indépendante, comme Léopold Sédar Senghor mais aussi Maurice Yaméogo (sorti du Petit séminaire de Pabré) et bien d’autres. Les installations les plus anciennes des missions chrétiennes en Haute-Volta dates des années 1900-1901 à Koupéla.<br />
Officiellement les religions traditionnelles concernent environ 30% de la population, contre 60% de Musulmans, il est très complexe de prétendre à l’exhaustivité quant aux statistiques réelles qu’il convient de renouveler fréquemment.<br />
Croyants dans les traditions religieuses ancestrales, musulmanes, chrétiennes ou autres, les Burkinabè font preuve d’une tolérance et d’une complicité remarquables. Une sorte de compromis renforce la cohésion sociale. Ainsi, certaines familles sont composées de personnes aux croyances différentes, aussi, la religion n’est-elle point une barrière aux<br />
liaisons et mariages entre individus. Ce pacifisme religieux n’est toutefois pas à confondre à un quelconque relâchement de la religiosité. Il y a une véritable capacité des populations à réguler avec équilibre la relation avec l’autre et la vision de la notion de Dieu.<br />
Ce dernier mot, contrairement à ce qu’on pense s’est toujours prononcé au singulier dans les langues locales, signifiant au passage la singularité d’un seul et une différence avec les ancêtres (qui sont en réalité un moyen d’atteindre Dieu, des transmetteurs de messages). On pose ici la question du monothéisme-polythéisme quand une certaine littérature a toujours prévalu, qui considérait que : « Les Africains adorent leurs ancêtres et sont polythéistes. » La question est bien plus complexe qu’elle ne l’est en apparence.<br />
Une autre confusion est née et entretenue autour de la signification de « tradi-praticien » et « marabout ». Le premier est un connaisseur issu des arènes de l’initiation, homme ou femme de foi, connaisseur en matière de la nature et des recettes de soins souvent héritées des générations passées, les populations se tournent vers lui. En plus du fait que son paiement est symbolique (une noix de cola, une motte de terre) donc moins cher, certains, désespérés de n’avoir retrouvé la guérison dans la médecine moderne viennent à lui.<br />
Le marabout est une nouveauté, du moins par rapport au guérisseur traditionnel. Il est la rencontre des usages de l’Islam et des religions traditionnelles, peut prescrire des écorces de tel ou tel arbre, tout en y ajoutant l’écriture des versets de l’Islam sur des feuillets pour rechercher la guérison de son client. Il est en revanche plus cher que le guérisseur traditionnel, vit plus en ville et a une clientèle bien différente. On peut même dire que le guérisseur traditionnel vit au village, parfois en campagne, on vient à lui ; tandis que le marabout lui, vit souvent en ville, vient aux clients.</p>
<p>Conclusion générale<br />
On peut bien voir que, à travers les diverses facettes ainsi expliquées (la politique, la culture et la société), la survivance voire même la quotidienneté des pratiques anciennes s’imposent dans la société étudiée. Le présent, pour se stabiliser, fait appel à tout moment au passé qui, lui n’est pas forcément passé, n’est pas vu comme dépassé et ringard, mais plutôt comme une richesse sans laquelle le présent n’est plus tout à fait le présent et dont il faut absolument s’accommoder.<br />
La présence du passé ainsi vue, se constate certes plus en campagne, au village plus qu’en ville pour des raisons évidentes. Néanmoins, la conscience de l’appartenance à un certain passé reste gravée dans la mentalité de tous, quel que soit le lieu de résidence et le niveau d’appréhension des choses.<br />
Il est judicieux de dire que le Burkina Faso d’aujourd’hui est une terre de traditions fortes et de grands efforts de modernisation, et que, en fin de compte, la campagne reste, malgré l’expansion de plus en plus soutenue des centres urbains, le réservoir identitaire par excellence.</p>
<p>Hamidou Tamboura, Doctorant en Anthropologie, Université de Nice-Sophia Antipolis</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/reflexions-burkina-faso/les-survivances-du-passe-au-burkina-faso/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>La santé pour tous, est-ce un rêve?</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/faits-et-chiffres-burkina-faso/la-sante-pour-tous-est-ce-un-reve/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/faits-et-chiffres-burkina-faso/la-sante-pour-tous-est-ce-un-reve/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 21:55:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Faits et chiffres]]></category>

		<category><![CDATA[paludisme]]></category>

		<category><![CDATA[récoltes]]></category>

		<category><![CDATA[sante]]></category>

		<category><![CDATA[vaccin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=336</guid>
		<description><![CDATA[ Au moment où je soigne une crise de paludisme naissante, je trouve, dans le numéro 2540 de Jeune Afrique, une citation intéressante du Professeur Marc Gentilini (spécialiste des maladies tropicales). Je ne résiste pas au plaisir de vous la partager.
« Ces six derniers mois, il y a eu dans le monde 2 000 morts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/2009/10/entre-dano-et-koumbia.bmp"  rel="lightbox[roadtrip]"></a><a href="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/2009/10/entre-dano-et-koumbia1.bmp"  rel="lightbox[roadtrip]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-338" title="entre Dano et Koumbia en Septembre" src="http://www.burkina-feuxdebraises.com/wp-content/uploads/2009/10/entre-dano-et-koumbia1.bmp" alt="" width="143" height="94" /></a> Au moment où je soigne une crise de paludisme naissante, je trouve, dans le numéro 2540 de Jeune Afrique, une citation intéressante du Professeur Marc Gentilini (spécialiste des maladies tropicales). Je ne résiste pas au plaisir de vous la partager.<br />
« Ces six derniers mois, il y a eu dans le monde 2 000 morts de la grippe A, contre 500 000 du paludisme. »<br />
Je compléterai en disant : « Et il n’y a toujours pas de vaccin contre le paludisme ! »<span id="more-336"></span></p>
<p>Comme je me prépare à partir pour le Nigeria, je n’ai que peu de temps devant moi. Je serai bref. J&#8217;ajouterai simplement qu’ici au Burkina le mois de septembre est le mois de l’année où les crises de paludisme sont les plus nombreuses et les plus sévères. Avec les pluies, les moustiques sont nombreux. Les paysans sont fatigués par les travaux des cultures.<br />
C’est la période dite de « soudure » (entre deux récoltes annuelles). Certains ont du mal à nourrir leur famille. Ils résistent moins bien aux attaques du paludisme.</p>
<p>Cependant, comme les pluies sont abondantes, l’espoir est permis. Si, par endroit, elles ont fait des dégâts, comme la pluie du premier septembre à Ouagadougou, elles ont aussi fait verdir le Burkina. Et si elles se prolongent encore quinze jours, la plupart des paysans feront de bonnes récoltes.</p>
<p>Koudougou, le 21 septembre 2009<br />
Maurice Oudet<br />
Président du SEDELAN<br />
source : abc Burkina n°350</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/faits-et-chiffres-burkina-faso/la-sante-pour-tous-est-ce-un-reve/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>renseignements stages</title>
		<link>http://www.burkina-feuxdebraises.com/voyage-burkina-faso/renseignements-stages/</link>
		<comments>http://www.burkina-feuxdebraises.com/voyage-burkina-faso/renseignements-stages/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 09:12:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>griot marie</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Impressions de voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.burkina-feuxdebraises.com/?p=326</guid>
		<description><![CDATA[bonjour! J&#8217;ai déjà effectué trois voyages au burkina faso, grâce auquels j&#8217;ai pu y découvrir une culture riche et des gens qui resteront à jamais dans mon coeur.
C&#8217;est la raison pour laquelle je souhaite y repartir, mais cette année, je souhaiterai pouvoir y effectué un stage dans le domaine de la psychologie. Je suis actuellement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>bonjour! J&#8217;ai déjà effectué trois voyages au burkina faso, grâce auquels j&#8217;ai pu y découvrir une culture riche et des gens qui resteront à jamais dans mon coeur.</p>
<p>C&#8217;est la raison pour laquelle je souhaite y repartir, mais cette année, je souhaiterai pouvoir y effectué un stage dans le domaine de la psychologie. Je suis actuellement en master 1 de psychologie clinique et je prépare mon entrée en psychologie clinique interculturelle. Si quelqu&#8217;un a le moindre renseignements à me donner, je suis preneuse!!! vous pouvez me répondre directment à l&#8217;adresse suivante: marie.marie.griot@wanadoo.fr</p>
<p>Merci!!!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.burkina-feuxdebraises.com/voyage-burkina-faso/renseignements-stages/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>

