Taali Jaadal Giisoore e Huutooru (en fulfude = peul) Giisoore e huutoooru kam ɓen njaadanno jonle giisoore sawti jaadal hakkundem e
huutooru naati na yimana huutooru na yenna huutooru nde dilli yiilowaade fuu na
wi’a : Alla bonni huutooru nga ɗemngal sawru caliɗiiru baa njuuro ɗeppal
kunkuuru, ɗappa, nyaaɗa ɓannduwa, jako huutooru woɗɗaaki nani ko giisoore wi’i. Lire le reste de cet article »
En ce mois, un sujet nous réjouit tous : cette année, la récolte a été abondante. La pluie est venue, la terre a été généreuse à cause du travail et de la sueur des paysans.
Mais, certains encenseurs du régime voudraient nous faire croire que c’est à cause du gouvernement, que les paysans ont produit davantage, et que les inutiles ballets de 4×4 venus défoncer les pistes de brousse en hivernage y sont pour quelque chose. Sachant qu’un 4×4 vaut trois tracteurs, les paysans ont dû rêver. Et je n’oublierai jamais combien de fois, j’ai pesté contre ceux qui se glorifiaient de passer partout en hivernage avec leur 4×4 dans les pistes de la vallée du Sourou, quand pendant les longs mois de la saison sèche nous devions ensuite jongler avec les énormes ornières qu’ils avaient creusées.
On nous a parlé aussi des semences sélectionnées et des intrants. Venus trop tard et en l’absence de circuits de distribution et de crédits, ils n’ont pu profiter qu’à une minorité, sans doute encore ces fermes modèles de nos dignitaires que l’on nous a tant vantées. La récolte est bonne, oui, mais les prédateurs sont là, et guettent les paysans.
Dano est situé au Sud Ouest du Burkina Faso dans la province du IOBA.
La population est constituée de plus de 5O% de jeunes. Cette population pauvre et rurale dont l’activité principale est l’agriculture se trouve à une période de l’année sans emploi. Ainsi le manque d’occupation entraîne l’exode rural pour la plupart des jeunes qui migrent vers les centres urbains pour se faire de petits sous. Et cela entraîne des conséquences néfastes pour la société: délinquance, vols, maladies (sida), pertes des valeurs morales et traditionnelles etc. Lire le reste de cet article »
Droit de cité – Etre femme au Burkina Faso, de Monique Ilboudo (ministre de la promotion des Droits humains du Burkina Faso en 2006),
Editions du remue-ménage,2006 – extraits
Les femmes ont-elles droit de cité dans la patrie des Hommes intègres?
I. Un corps à soi - Une pratique barbare : l’excision Au Burkina Faso, comme dans plusieurs autres sociétés africaines, l’excision faisait traditionnellement partie d’un processus initiatique marquant le passage de l’enfance à l’âge adulte. Cela n’est plus le cas aujourd’hui…Le rituel qui entourait l’excision n’a plus cours. Seule subsiste l’opération, la boucherie. Lire le reste de cet article »
Exposé du documentaire du 28 Juillet 2008 sur France 3
4 femmes africaines vivant en France racontent leur excision réalisée de force soit en bas âge, soit à la puberté. Psychologiquement, ce souvenir reste très douloureux pour elles : l’acte d’amputation a été violent et sans anesthésie .Elles se sentent humiliées dans leur dignité d’être humain et atteintes dans leur féminité, n’éprouvant pas de plaisir sexuel. Lire le reste de cet article »
Angèle Bassolé-Ouédraogo
écrivaine et femme plurielle, publie “Les Porteuses d’Afrique”
Poétesse, nouvelliste, éditrice, journaliste, chercheure-universitaire, Angèle Bassolé-Ouédraogo est une femme plurielle. Sa dernière œuvre, “Les Porteuses d’Afrique” est un hommage vibrant aux femmes, mères et grands-mères d’Afrique, qui portent sur leurs épaules le continent qui a donné la vie à l’Humanité tout entière.
Entretien :
Pourquoi écrivez-vous ? Pour rester vivante. Pour garder l’espérance. Pour rester debout ! Ecrire m’est vital.
Que peut apporter la littérature à l’Afrique ? Beaucoup plus qu’on ne le pense. L’âme de l’Afrique est sa culture et elle se manifeste entre autres par sa littérature. Tant que nos décideurs politiques n’auront pas compris que sans les arts, sans la culture et sans la littérature, l’Afrique ne se développera pas, nous serons encore en “voie de sous-développement” pour longtemps. Le développement, ce n’est pas le matériel, l’argent; c’est ce qui reste, la culture, la littérature; c’est ce qui fait battre le pouls du continent. Il faut soutenir les écrivains car ils participent au développement de ce continent plongé dans l’habitude du malheur. Lire le reste de cet article »
Je suis un prêtre burkinabè du nom de Dominique Savio Méda en vacances d’été à Grasse. Je voudrais juste à travers ce site donner un petit témoignage sur mon séjour ici dans le diocèse de Nice. Lire le reste de cet article »
Bienvenue à cette rencontre d’échange, de fraternisation et de partage dont l’objectif principal est de découvrir Dano, cette petite localité du Burkina.
I - Présentation de Dano
1 - Situation géographique Centre semi-urbain situé au Sud Ouest du Burkina Faso dans le diocèse de Diébougou, Dano est le chef lieu de la province du IOBA
2- La population La population, à majorité agriculteur, vit de l’agriculture. Les produits vivriers qu’on y cultive sont le mil, le maïs, les ignames, les arachides, le haricot… . A l’instar des autres régions du pays, la zone de Dano connaît deux grandes saisons : - une saison sèche qui va de Novembre à Mai - une saison pluvieuse, - souvent mal répartie dans le temps et l’espace et régulièrement cause de famine dans la période Juillet - Septembre, s’étale de Juin à Octobre.
Vu la nature et la forme qu’impose notre document, nous précisons tout de suite que notre souci est moins de mener une réflexion en cernant tous les contours du sujet que de faire une description de la réalité du mariage, de l’adultère et de sa réparation en milieu dagara dans le but d’informer. Notre essai s’articulera en deux points essentiels : I- Le mariage en milieu dagara, II- L’adultère et sa réparation
I– Le mariage en milieu dagara
I- 1. Définition Nous précisons d’emblée que dans le contexte socio-culturel dagara, à l’instar de nombreux peuples d’Afrique, le mariage est « une alliance entre deux grandes famille, qui se réalise par le lien de deux individus » d’où la priorité du consentement des familles sur celui des individus. Ce consentement est ratifié par la « dot » que la famille de l’homme donne à celle de la femme. Ainsi en milieu dagara, une femme mariée est celle pour laquelle la dot a été versée avec les rites qui l’accompagnent