Dunia Zâlem, ENFANCE VOLEE
Vu sur France Ô le 18 Avril, un film documentaire très beau et émouvant “Dunia Zâlem” sur le travail des enfants qui taisent la souffrance de leur vie rude au Burkina.
http://www.duniazalem.com/
Les enfants déplacés:
C’est l’histoire d’un scandale silencieux, d’un tabou, étouffé par la résignation et la complicité des familles. Il n’est pas rare d’entendre des promesses : on te payera l’école, tu porteras de beaux vêtements et on t’achètera des plats pour ton mariage. « On te flatte avec un bonbon, un biscuit. Ta maman ne peut pas t’en donner, alors tu es d’accord de changer de famille. »
C’est ainsi que bon nombre d’enfants des villages, des filles principalement, sont séparés de leurs parents pauvres et emmenés en ville chez un oncle ou une tante, parfois très éloigné. Là, ils devront travailler, généralement comme boy ou comme bonne, pour gagner le droit d’être nourris et habillés à la citadine.
Et cela arrange finalement tout le monde.
Les parents nécessiteux qui ont trop d’enfants à nourrir sont contents d’offrir la chance d’une vie meilleure à leur enfant. Les oncles et tantes plus aisés sont heureux de disposer à leur guise d’une petite bonne qui fera tous les travaux ménagers pour un coût dérisoire. Et les enfants trop petits ne se rendent souvent pas compte de la duperie. Ils se réjouissent des petits cadeaux.
Ce n’est qu’en grandissant que l’enfant prendra conscience de sa situation et ne voudra plus faire tout ce qu’on lui demande. Mais en attendant, il est très facile pour les adultes de profiter de son innocence et de sa naïveté.
De plus, bon nombre de ces enfants déplacés sont maltraités, frappés systématiquement.
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Les dangers et dérives d’une tradition:
De nos jours, les traditions villageoises ancestrales se heurtent aux mirages et aux dérives de la civilisation urbaine :
Au Burkina Faso il y a le monde rural, paysan, qui a toujours utilisé la main d’œuvre des enfants. Mais il y a un environnement social, familial, villageois qui respecte les enfants.
En ville cet environnement, ce tissus social, familial, est éclaté, et toutes les dérives sont possibles, liées aux tentations qui s’avèrent vite inaccessible aux jeunes défavorisés.
Sans éducation scolaire dans ce monde urbain, sans barrière, aux portes des frustrations matérielles engendrées par l’indécence de la mondialisation, le prix des joueurs de foot, etc., l’enfant est en danger et les parents ne savent plus anticiper ces dangers, ils ne les ont pas connus et sont occupés à leur propre survie économique.
Ces dérives sont bien connues. Elles ont pour nom : exploitation, traffic des enfants, maltraitance, prostitution, drogue, enfants soldats (via le Nigéria ou la Côte d’Ivoire voisine), autant de fléaux qui guettent les jeunes Burkinabés d’aujourd’hui.
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Il faut donner aux enfants le bagage nécessaire pour exprimer leur talent, vaincre la misère et dire non à l’exploitation.
L’éducation et la formation jouent un rôle central dans la lutte contre la pauvreté et comme moyen de développement des pays du Sud. Il faut absolument augmenter les ressources consacrées à l’enseignement primaire pour permettre à tous les enfants d’y avoir accès, tout en améliorant la qualité des systèmes éducatifs.
Avant d’interdire le travail des enfants, il faudrait interdire la pauvreté, rendre l’école obligatoire et accessible à tous.
Extrait de http://www.duniazalem.com/#/letravaildesenfants/3256364
Tags: éducation, enfance perdue, enfant domestique, esclavage, exploitation, maltraitance, pauvreté, travail enfant
20 May 2010 à 4:36
Beaucoup trop d’enfants ne vont pas à l’école au Burkina Faso. les parents sont trop pauvres car malgré tout ce qu’on dit l’école est payante même si c’est 5 euros c’est trop pour des familles qui cherchent avant tout à se nourir. c’est vrai aussi qu’il y a un manque de structures mais lorsqu’on fait un parrrainage l’enfant se retrouve quand même sur le banc d’une classe, en tout cas pour moi c’est ce qui se passe je parraine 5 filles et 1 petit garçon au BF. j’ai commencé il y a 7 ans. Il faut se mobiliser pour les parrainages c’est une solution efficace en attendant mieux. interdire la pauvreté, tout le monde est pour mais y a du boulot. Nous savons tous et nous sommes ‘accord pour dire que tout être doit avoir accès à l’éducation et à la santé mais hélas dans beaucoup de pays - pas seulement des pays d’Afrique - ça ne se passe pas comme ça et c’est pas demain que ça changera. Alors nous, nous pouvons agir, bien modestement j’en conviens, mais nous pouvons faire quelques petites choses qui aideront des enfants à avoir une autre vie que celles de leurs parents. j’ai 2 de “mes filles”qui sont actuellement en 6° et elles n’auraient jamais du connaitre l’école donc j’ai bonne espoir pour elles. c’est à nous, européens nantis -pour beaucoup malgré la conjoncture actuelle - de donner une chance à ces enfants qui sont l’avenir de leur pays. il faut arrêter de dénigrer les associations qui souvent font un excellent travail et ne sont pas toutes véreuses heureusement, histoire d’avoir bonne conscience et de ne pas donner. Tout enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné. Je sais aussi que malgré leur ignorance beaucoup de gens dans les villages voudraient voir leurs enfants à l’école. “mes enfants” viennent de village de brousse et je sais que leurs familles respectives sont heureuses de les savoir à l’école. Alors je demande à ceux qui se sentent concernés par le problème de ne plus hésiter et de se lancer soit dans un parrainage, soit en faisant un don pour aider une action. Il y a tant à faire. Il faut aussi s’investir dans la durée et ne pas faire ça uniquement parce qu’à cet instant précis “ça me plait de faire ça”. L’histoire de ces petites bonnes est un exemple, malheureusement bien triste pour ces pauvres petites filles qui sont souvent abusées et maltraitées, et il y en à beaucoup d’autres tout aussi dramatiques. La pauvreté et même l’extrême misère, n’ayont pas peur des mots, ne rime pas avec bonheur et épanouissement. je rêve que chaque jour, une personne, seulement une personne, se réveille et se dise “je fais quelque chose, j’ai envie de faire quelque chose” et passe à l’action. c’est ce qui m’est arrivée, un espèce de “petit miracle” je n’avais jamais pensé à l’Afrique, encore moins parrainer, j’étais pas mal dans ma vie et l’Afrique c’est loin et c’est pas nouveau ce qu’ils vivent n’est-ce pas ? Eh bien voilà en plus des parrainages, j’aide ponctuellement les familles des enfants et un jeune homme qui est actuellement au grand séminaire de Ouaga et une jeune fille qui va passer son bac cette année et qui veut être religieuse. Eh non je ne suis pas riche pourtant mais j’ai une autre philosophie et vie et j’ai fait mienne cette phrase de Gandhi ” vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre”. pour info un parrainage c’est 100 euros/an/enfant avec mon assoc - mais il y en a pas mal qui font des parrainages peu élevé et les enfants sont bien suivis - déduction de 66% faite aux impôts, pour beaucoup d’entre nous, ça ne joue pas sur notre qualité de vie ni sur celles de nos enfants qui ne savent plus quoi faire de tous leurs jouets et nous de toutes nos fripes. Encore une petite histoire, j’ai fais parvenir à une petite de 14 ans 25 000 fcfa pour son anniversaire et vous savez quoi ? elle veut acheter un couple de lapins pour avoir des petits qu’elle revendra pour s’acheter des chaussures et habits. J’ai trouvé ça adorable et je ne regrette pas mon argent je peux vous l’assurer ! vous voyez qu’ils ont de bonnes idées ces enfants là et nous avons de bonnes leçons à recevoir d’eux en toute humilité franchement !