Je reviens du Burkina
Je reviens du Burkina Faso J’ai rencontré un peuple digne, qui ne se plaint pas de sa vie rude et précaire,vivant au jour le jour sans aucune sécurité matérielle, vulnérable à la maladie qui peut vous emporter à tout moment.
C’est un pays silencieux et un peuple paisible.
Ce sont des femmes qui avancent nonchalamment, comme des reines, portant leur fardeau sur la tête.
Ce sont des bébés ballottés dans le dos de leurs mamans.
Ce sont des enfants qui vous dévorent des yeux, au regard malicieux.
Ce sont des jeunes assoiffés de rencontre.
Ce sont des hommes qui parlent peu, mais profond.
Ce sont d’innombrables poignées de main qui vous pressent.
Ce sont des centaines de bonjour, de « bonne arrivée ! » lancés cordialement.
C’est un rythme, une danse, un chant qui vous prend peu à peu.
C’est un sol ingrat à l’infini, un climat sec et poussiéreux.
Ce qui fait choc, c’est la simplicité de la rencontre, la confiance immédiate qui crée d’emblée une relation forte et marquante, même si peu de mots sont échangés.
C’est la générosité de cœur qui s’oppose au grand dénuement. Ce sont les sourires et l’amitié qui voilent pudiquement la pauvreté et la font oublier…
Monique (06)
Tags: burkina-faso, chant, danse, générosité, pays, peuple, voyage
12 November 2008 à 12:23
C’est très touchant et évocateur d’images. Les sourires donnés, reçus et la richesse des échanges se retrouvent dans les mots choisis.Yeux malicieux, reines nonchalantes, fardeau, silencieux et paisible, ingrat. Et le rythme me touche et la pauvreté et l’insécurité sont perçus.
Bisous et merci pour ce moment d’émotion.